Robin Belloncle

Projets, hockey et vidéo, 2025 à 2026, en cours

Montage de vlogs par IA

Une caméra 360 filme tout. Ma chaîne en fait un film, sans table de montage et sans le logiciel du fabricant.

14 clips28 min de rushs 360 sur une journée
4 min 39le film qui en sort
6 minpour refaire le film après une remarque

Du fichier 360 à une image exploitable

Une plongée de mes parents, traitée directement avec mon toolkit. Glissez pour comparer, mettez en pause pour regarder les détails.

Comment ça marche

Ce que la caméra secoue
La vue, dans le même 360

1 La caméra enregistre ses propres mouvements mille fois par seconde.

2 L'image 360 contient toutes les directions. Je n'ai qu'à déplacer la fenêtre, à l'inverse du mouvement.

3 L'horizon reste droit, et la vue suit doucement la route.

Illustration simplifiée sur une vraie image de la caméra.

Pourquoi mes propres outils

  1. Comparer. Même passage, même cadrage, contre Insta360 Studio. Un premier banc me donnait à égalité : il était biaisé, je l'ai refait.
  2. Comprendre. En étudiant comment Studio lit le fichier, j'ai trouvé mon défaut : un décalage de l'horloge entre image et mouvement.
  3. Corriger. Un tiers de secousses en moins sur ce passage.
  4. Gagner la main. Plus d'export imposé : chaque plan se recadre et se refait par script.
Secousses restantes, 29 s en voiture. Plus court, c'est mieux.
Ma chaîne, avant le correctif167
Ma chaîne, corrigée114
Insta360 Studio90
Ma chaîne, cap figé64

Studio reste devant quand la vue suit la route. Sans suivi, ma compensation fait mieux que lui.

Le cadrage se choisit après

Une vraie image de la caméra, posée sur le capot. Glissez pour regarder ailleurs : c'est ainsi qu'un plan se recadre sans refilmer.

Image 360 mise à plat, une route de montagne vue depuis le capot

Le pipeline, du disque au film

La machine fait

Trier, lire le 360, transcrire, noter les plans, dessiner cartes et survols, rendre, vérifier.

Je décide

L'histoire, les plans retenus, les remarques. Une remarque, et le film se refait.

Rangement

Les rushs sont classés par trace GPS et par journée, avec une planche de vignettes par clip. Les fichiers 360 restent bruts.

Python, exif

Lecture du 360 brut

Le fichier de la caméra est lu directement, sans passer par le logiciel du fabricant.

OpenCV, numpy

Dérushage par la voix

Tout ce qui se dit est transcrit, mot par mot avec son instant. Le compte rendu sert à choisir les plans et à caler les cartes sur une phrase.

faster-whisper large-v3

Mesure des plans

Fluidité des plans de drone, suivi du sujet dans le 360, qualité du son. Les scores aident à trancher.

OpenCV, ffmpeg

Relief et profil

Le relief et l'orthophoto de l'IGN sont téléchargés, et un studio 3D maison, avec le vrai soleil et ses ombres, rend le survol de la randonnée. Le profil altimétrique sort avec les mêmes chiffres.

Géoplateforme IGN, WebGL

Encarts

Titres, cartes et chiffres sont dessinés comme des pages web, puis transformés en images.

HTML, Chrome headless

Plan écrit

Un plan de montage en texte, relu et validé avant la moindre ligne de code. Aucun rendu long sans accord.

Markdown

Montage en données

Une liste de plans en tête d'un script : source, entrée, sortie, cap de recadrage, et les encarts accrochés à un plan ou à un mot. Une remarque devient une ligne.

Python

Rendu

Un aperçu rapide pour valider, puis le film final. Seuls les passages modifiés sont refaits.

ffmpeg 7.1

Vérification et figeage

Comptage des images une à une, contrôle du son, puis la version est figée avec son empreinte. Un tableau de bord recueille mes remarques sur une plage de temps ou une zone de l'image.

ffprobe, SHA-256

Couper en lisant, à essayer

Le dérushage se fait au texte. Cochez les passages à garder, cliquez un mot pour y accrocher une carte : la liste de plans se réécrit toute seule.

    Les passages en italique sont ce que le modèle de transcription a cru entendre dans le vent. Ils existent aussi dans les vrais rushs.

    
            
            

    Donner des yeux à l'IA : qualifier les plans de drone

    Le grand défi d'un montage par IA, c'est de comprendre la qualité réelle de ce qui est filmé sans demander à un humain de visionner quatre-vingts minutes de rushs. La stabilisation n'est pas un cache-misère, c'est une finalité qui ne fonctionne que si le plan de départ est sain. Sur mes plans de drone, mes outils analysent le mouvement image par image pour isoler les portions exploitables, stables et sans saccade.

    Je filme sans filtre de densité neutre, avec une obturation rapide souvent calée à 1/400 s ou plus. Le moindre coup de vent ou à-coup de manche crée un saut d'image à image qu'aucun algorithme de stabilisation ne peut lisser proprement au montage.

    Pour y répondre, mon outil calcule la vitesse angulaire en degrés par seconde et un indice de discontinuité entre images. Dès qu'un virage est trop brusque ou qu'un segment stable dure moins de trois secondes, le passage est écarté. Seules les fenêtres réellement régulières entrent dans la liste de montage.

    L'inspecteur de vol, à essayer

    Mesure de la stabilité et découpage automatique
    11 °/s
    Instant 00:10.5
    Vitesse angulaire 3.4 °/s
    Saccades d'obturation 4 %
    Décision de l'IA
    Retenu : fenêtre stable de 5.4 s

    Extrait de la liste de plans générée pour ffmpeg :

    
          

    Le survol, fabriqué aussi

    Le relief et les photos aériennes de l'IGN, le vrai soleil, et le tracé GPS de la randonnée. Aucune image n'a été filmée.

    Le reste, pour les curieux

    Le problème

    Une caméra 360 filme tout, tout le temps, et c'est le piège : une journée de randonnée donne quatorze clips de deux minutes où il faut encore choisir le cap, le moment et le cadre. Le logiciel du fabricant impose son export et ses réglages, et un montage à la souris de quinze jours de vacances prend plus de temps que les vacances. Résultat classique : les rushs restent sur le disque.

    Ce que j'ai fait

    Une chaîne en Python et ffmpeg qui lit les fichiers 360 bruts, écoute ce qui se dit pour dérusher, et où le montage est un fichier de données plutôt qu'une timeline : chaque plan, chaque carte et chaque titre est une ligne, accrochée à un plan ou à un mot prononcé. Le film se régénère en quelques minutes à chaque remarque. Cinq vlogs de La Réunion en septembre 2026, un sixième en cours.

    Ce que donne un vlog

    Journée du 13 septembre 2026
    Clips 360 au départ14, soit 28 min
    Vidéos 4K et photos du téléphone22 et 36
    Plans 360 retenus20 sur 32
    Film final4 min 39
    Plans et encarts montés40 et 26
    Refaire le film complet6 min

    Le vlog des 14 au 16 septembre a connu huit versions en deux jours, 6 min 20 au final. Chaque version était une poignée de lignes changées, pas un montage refait.

    Les choix

    Lire le fichier brut plutôt que l'export du fabricant : le raccord entre les deux objectifs et la dérive du gyroscope ont pu être mesurés et corrigés à la source.

    Accrocher les encarts à un mot, jamais à un minutage : un minutage se décale dès qu'on coupe avant lui, un mot non.

    Exporter au processeur plutôt qu'avec la carte graphique : le fichier est plus lourd, mais le détail l'emporte. La comparaison reste à refaire à débit égal.

    Publier les outils, pas les vacances : le studio de travail et le dépôt public sont deux dépôts distincts, et un filtre obligatoire refuse de finir s'il reste un prénom, un chemin ou une coordonnée.

    Ce qui a cassé

    • Un film annoncé comme réussi, mais figé au quart de sa durée : les fondus enchaînés saturaient la mémoire. Depuis, coupes franches, et les images sont comptées à chaque rendu.
    • Des rendus 360 avaient l'image et le gyroscope décalés, à cause d'un réglage mal placé. Leçon : un bon réglage vaut mieux qu'un correctif qui en rattrape un mauvais.
    • Le modèle de transcription invente des phrases sur du vent ou du bruit de pas. Le dérushage les garde en italique au lieu de les cacher.
    • Le filtre de dépersonnalisation avait deux trous, trouvés par un second contrôle. Un contrôle qui ne trouve rien n'est pas une preuve.
    • Je filme sans filtre de densité neutre : certains plans ont des saccades que le montage ne rattrape pas. Prochain achat.

    Code et suite

    Le dépôt public ai-video-toolkit est en préparation : l'historique doit être réécrit et la licence choisie avant la bascule. Les vlogs eux-mêmes restent privés, ils montrent des visages. La suite, c'est le recadrage 360 sur carte graphique, déjà en essai, et la chaîne appliquée aux plongées de mes parents en Bretagne, que je monte pour eux.

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