Projets, hockey et vidéo, 2025 à 2026, en cours
Montage de vlogs par IA
Une caméra 360 filme tout. Ma chaîne en fait un film, sans table de montage et sans le logiciel du fabricant.
Du fichier 360 à une image exploitable
Une plongée de mes parents, traitée directement avec mon toolkit. Glissez pour comparer, mettez en pause pour regarder les détails.
Comment ça marche
1 La caméra enregistre ses propres mouvements mille fois par seconde.
2 L'image 360 contient toutes les directions. Je n'ai qu'à déplacer la fenêtre, à l'inverse du mouvement.
3 L'horizon reste droit, et la vue suit doucement la route.
Illustration simplifiée sur une vraie image de la caméra.
Pourquoi mes propres outils
- Comparer. Même passage, même cadrage, contre Insta360 Studio. Un premier banc me donnait à égalité : il était biaisé, je l'ai refait.
- Comprendre. En étudiant comment Studio lit le fichier, j'ai trouvé mon défaut : un décalage de l'horloge entre image et mouvement.
- Corriger. Un tiers de secousses en moins sur ce passage.
- Gagner la main. Plus d'export imposé : chaque plan se recadre et se refait par script.
Studio reste devant quand la vue suit la route. Sans suivi, ma compensation fait mieux que lui.
Le cadrage se choisit après
Une vraie image de la caméra, posée sur le capot. Glissez pour regarder ailleurs : c'est ainsi qu'un plan se recadre sans refilmer.
Le pipeline, du disque au film
Trier, lire le 360, transcrire, noter les plans, dessiner cartes et survols, rendre, vérifier.
L'histoire, les plans retenus, les remarques. Une remarque, et le film se refait.
Rangement
Les rushs sont classés par trace GPS et par journée, avec une planche de vignettes par clip. Les fichiers 360 restent bruts.
Python, exif
Lecture du 360 brut
Le fichier de la caméra est lu directement, sans passer par le logiciel du fabricant.
OpenCV, numpy
Dérushage par la voix
Tout ce qui se dit est transcrit, mot par mot avec son instant. Le compte rendu sert à choisir les plans et à caler les cartes sur une phrase.
faster-whisper large-v3
Mesure des plans
Fluidité des plans de drone, suivi du sujet dans le 360, qualité du son. Les scores aident à trancher.
OpenCV, ffmpeg
Relief et profil
Le relief et l'orthophoto de l'IGN sont téléchargés, et un studio 3D maison, avec le vrai soleil et ses ombres, rend le survol de la randonnée. Le profil altimétrique sort avec les mêmes chiffres.
Géoplateforme IGN, WebGL
Encarts
Titres, cartes et chiffres sont dessinés comme des pages web, puis transformés en images.
HTML, Chrome headless
Plan écrit
Un plan de montage en texte, relu et validé avant la moindre ligne de code. Aucun rendu long sans accord.
Markdown
Montage en données
Une liste de plans en tête d'un script : source, entrée, sortie, cap de recadrage, et les encarts accrochés à un plan ou à un mot. Une remarque devient une ligne.
Python
Rendu
Un aperçu rapide pour valider, puis le film final. Seuls les passages modifiés sont refaits.
ffmpeg 7.1
Vérification et figeage
Comptage des images une à une, contrôle du son, puis la version est figée avec son empreinte. Un tableau de bord recueille mes remarques sur une plage de temps ou une zone de l'image.
ffprobe, SHA-256
Couper en lisant, à essayer
Le dérushage se fait au texte. Cochez les passages à garder, cliquez un mot pour y accrocher une carte : la liste de plans se réécrit toute seule.
Les passages en italique sont ce que le modèle de transcription a cru entendre dans le vent. Ils existent aussi dans les vrais rushs.
Donner des yeux à l'IA : qualifier les plans de drone
Le grand défi d'un montage par IA, c'est de comprendre la qualité réelle de ce qui est filmé sans demander à un humain de visionner quatre-vingts minutes de rushs. La stabilisation n'est pas un cache-misère, c'est une finalité qui ne fonctionne que si le plan de départ est sain. Sur mes plans de drone, mes outils analysent le mouvement image par image pour isoler les portions exploitables, stables et sans saccade.
Je filme sans filtre de densité neutre, avec une obturation rapide souvent calée à 1/400 s ou plus. Le moindre coup de vent ou à-coup de manche crée un saut d'image à image qu'aucun algorithme de stabilisation ne peut lisser proprement au montage.
Pour y répondre, mon outil calcule la vitesse angulaire en degrés par seconde et un indice de discontinuité entre images. Dès qu'un virage est trop brusque ou qu'un segment stable dure moins de trois secondes, le passage est écarté. Seules les fenêtres réellement régulières entrent dans la liste de montage.
L'inspecteur de vol, à essayer
Mesure de la stabilité et découpage automatiqueExtrait de la liste de plans générée pour ffmpeg :
Le survol, fabriqué aussi
Le relief et les photos aériennes de l'IGN, le vrai soleil, et le tracé GPS de la randonnée. Aucune image n'a été filmée.
Le reste, pour les curieux
Le problème
Une caméra 360 filme tout, tout le temps, et c'est le piège : une journée de randonnée donne quatorze clips de deux minutes où il faut encore choisir le cap, le moment et le cadre. Le logiciel du fabricant impose son export et ses réglages, et un montage à la souris de quinze jours de vacances prend plus de temps que les vacances. Résultat classique : les rushs restent sur le disque.
Ce que j'ai fait
Une chaîne en Python et ffmpeg qui lit les fichiers 360 bruts, écoute ce qui se dit pour dérusher, et où le montage est un fichier de données plutôt qu'une timeline : chaque plan, chaque carte et chaque titre est une ligne, accrochée à un plan ou à un mot prononcé. Le film se régénère en quelques minutes à chaque remarque. Cinq vlogs de La Réunion en septembre 2026, un sixième en cours.
Ce que donne un vlog
| Journée du 13 septembre 2026 | |
|---|---|
| Clips 360 au départ | 14, soit 28 min |
| Vidéos 4K et photos du téléphone | 22 et 36 |
| Plans 360 retenus | 20 sur 32 |
| Film final | 4 min 39 |
| Plans et encarts montés | 40 et 26 |
| Refaire le film complet | 6 min |
Le vlog des 14 au 16 septembre a connu huit versions en deux jours, 6 min 20 au final. Chaque version était une poignée de lignes changées, pas un montage refait.
Les choix
Lire le fichier brut plutôt que l'export du fabricant : le raccord entre les deux objectifs et la dérive du gyroscope ont pu être mesurés et corrigés à la source.
Accrocher les encarts à un mot, jamais à un minutage : un minutage se décale dès qu'on coupe avant lui, un mot non.
Exporter au processeur plutôt qu'avec la carte graphique : le fichier est plus lourd, mais le détail l'emporte. La comparaison reste à refaire à débit égal.
Publier les outils, pas les vacances : le studio de travail et le dépôt public sont deux dépôts distincts, et un filtre obligatoire refuse de finir s'il reste un prénom, un chemin ou une coordonnée.
Ce qui a cassé
- Un film annoncé comme réussi, mais figé au quart de sa durée : les fondus enchaînés saturaient la mémoire. Depuis, coupes franches, et les images sont comptées à chaque rendu.
- Des rendus 360 avaient l'image et le gyroscope décalés, à cause d'un réglage mal placé. Leçon : un bon réglage vaut mieux qu'un correctif qui en rattrape un mauvais.
- Le modèle de transcription invente des phrases sur du vent ou du bruit de pas. Le dérushage les garde en italique au lieu de les cacher.
- Le filtre de dépersonnalisation avait deux trous, trouvés par un second contrôle. Un contrôle qui ne trouve rien n'est pas une preuve.
- Je filme sans filtre de densité neutre : certains plans ont des saccades que le montage ne rattrape pas. Prochain achat.
Code et suite
Le dépôt public ai-video-toolkit est en préparation : l'historique doit être réécrit et la licence choisie avant la bascule. Les vlogs eux-mêmes restent privés, ils montrent des visages. La suite, c'est le recadrage 360 sur carte graphique, déjà en essai, et la chaîne appliquée aux plongées de mes parents en Bretagne, que je monte pour eux.
Retour au catalogueLe projet précédent, HockeyVisionLe suivant, l'assistant vocal